Pelamis

 

a)  Le PELAMIS

 

 

 

 

C’est un procédé qui a déjà été testé en mer en Ecosse et au Portugal (septembre 2008)

A la Réunion, le projet de mise en place de cette technologie à la Réunion pour une mise à l’eau souhaitée en 2011, est développé par le groupe SEAWATT et a débuté  fin 2008. Ce projet est porté par un consortium de différentes industries: PELAMIS (entreprise qui développe la technologie), SRP (Groupe Neo calédonien) et COREX (entreprise locale de production d’électricité).

 

I)  Fonctionnement

 

Le PELAMIS ressemble à un serpent des mers et mesure 200 mètres de long.

Il est composé de plusieurs cylindres reliés par des articulations. Sous l’effet de la houle, ces longues bouées oscillent en surface et par résistance mécanique au niveau de ces articulations, agissent  sur un vérin hydraulique. Par conversion de l’énergie de la houle en énergie mécanique puis hydraulique, le fluide à haute pression ainsi engendrée permet la production d’électricité.

Cette énergie est ensuite envoyée à terre via un câble électrique sous-marin.

 

 

II) Schéma explicatif

 

                 

 

III) Points positifs


Un convertisseur Pelamis crée environ 750 kW c'est-à-dire, la consommation de 500 foyers. Un parc de PELAMIS d’une surface de 1 km2 pourrait ainsi créer suffisamment d’énergie pour 20.000 foyers.

 

Cette technologie utilise l’énergie de la houle, qui comme pour le CETO est une énergie renouvelable, propre, prévisible.

Il y a peu de frais d’installation car peu de fondation (Mais il y a quand même un lourd ancrage). Il est remorqué puis amarré en mer.

De plus, comme il est mobile, le remorquage à terre ne pose pas problème, en cas de maintenance à terre nécessaire par exemple.

 

 

 

IV) Points négatifs

 

Lourd coût d'installation (navires, câbles)

Grande surface nécessaire pour une puissance produite suffisante. (1km² contre 5fois moins pour la technologie CETO pour la production d’une même puissance…)

Fort impact visuel et gène pour la navigation maritime puisque l’installation est flottante et encombrante.

Comme pour tous les projets en mer, des études sont faites pour qu’il y ai le moins d’impacts, de risques possibles lors de l’ancrage de ces projets.

 

V) Production énergétique

 

L’énergie de la houle pourrait fournir un tiers de la production mondiale d’électricité, grâce à des technologies telles que le Pelamis ou le CETO…

 

VI) Site d’étude et de production potentiel

 

Il serait installé vers la Pointe du diable, à Saint Pierre. Le système est installé sur des fonds entre 50 et 150 mètres de profondeur, pour une exposition adéquate à la houle et assurer un solide ancrage. Le choix du site s’est donc fait en tenant compte de ces contraintes et de la bathymétrie pour ne pas être trop loin des côtes pour le raccord électrique.

 

VII) Etat du projet

 

Pour l’instant, nous n’en sommes qu’à la phase expérimentale, c’est-à-dire à l’étude de faisabilité. Des études d’impact et dépôt de dossier réglementaires sont également actuellement en cours. Les industries ont effectués en 2009 des mesures de houle, données d’entrée pour le dimensionnement des ancrages et de la technologie et pour pouvoir évaluer la production des machines qui seront installées en mer. Si tout se passe bien la mise à l’eau est prévue mi à fin 2011.

 

VIII) Financement

 

La Région Réunion et ADEME subventionnent ce projet. Un autofinancement industriel est aussi mit en place. Au total 1 à 1,5 M€ sont débité pour ce projet.


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